Il s’observe actuellement dans la classe politique congolaise des attaques et violences verbales. Cela inquiète déjà plusieurs observateurs. Le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) s’est surtout préoccupé de derniers propos du président national du Rassemblement des leaders congolais, Barnabé Milinganyo, propos dans lesquels ce dernier a menacé de mort le Chef de l’Etat. Selon le BCNUDH, ces agissements menacent la paix sociale et incitent à la haine.
D’ailleurs, a dit le BCNUDH, « (…) les messages incitatifs à la haine et à la violence ainsi que les menaces de mort sont incompatibles avec la liberté d’opinion et d’expression. Ils constituent également des violations de la législation nationale et du droit international de l’homme ».
Cet organe des droits de l’homme de l’ONU appelle les acteurs politiques, pouvoir et opposition, à s’abstenir de ce genre des discours.
À titre de rappel, monsieur Barnabé Milinganyo venait de déclarer en pleine émission que si le « Président de la République ne souhaite pas faire tuer les gens, il n’a qu’à démissionner. Au cas contraire, il sera tué par balle ». La justice l’a condamné à 3 ans de servitude pénale, 2 millions de francs congolais et 10.000 dollars de dommages et intérêts à cause de ces déclarations.
*Fabrice Lukamba*
RDC: Les propos violents entre acteurs politiques condamnés par le BCNUDH
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