« À beau mentir qui vient de loin», dit un adage. C’est le cas de le dire aujourd’hui au vu de l’attitude développée par l’ONU face à la recrudescence de la guerre dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Visiblement, l’ONU se complaît a une situation pérenne de la guerre qui sévit dans cette partie de la République.
Pas plus tard qu’hier, le peuple congolais et toute l’Afrique étaient abasourdis par la scandaleuse réponse du Secrétaire Général de l’ONU, monsieur Guteres, insinuant que « son organisme», un patrimoine pourtant universel où le Congo est aussi contributeur, était incapable d’affronter le groupe M23 qui, pour lui, détient des armes plus sophistiquées que la Monusco et…même l’OTAN.
Pourtant, cela est sans commentaire, la Monusco dépense au-delà d’un milliard de $ US pour l’entretien du personnel, 20.000 hommes, et l’arsenal le plus complexe qu’il gère depuis 22 ans en République Démocratique du Congo. Au total : +ou- 22 milliards de $ US dépensés à ce jour pour enregistrer et faire régulièrement le bilan du nombre des morts massacrés par les terroristes du M23, comme si une équipe de 120 personnes était incapable de procéder à un tel décompte.
Par rapport à la RDC où cette fameuse Monusco est logée, toute l’armée avait jusqu’il y a peu moins de 400 millions de $ US comme budget annuel, toutes dépenses comprises. Finalement, qui trompe qui ?
No Nkunda, No Job, célèbre phrase prononcée par un officiel de l’ONU, feu William Lacy Swing,
rejoint les propos de Antonio Gutteres et démontre si besoin en était que leur Empire est construit sur la guerre que sur la paix. Ils se nourrissent grâce au sang versé à l’Est, construisent des maisons et roulent carrosse par devers elle. Et, dire qu’ils s’opposent catégoriquement à la fin de cette guerre comme à la protection d’un joyau qui leur procure bonheur.
Aujourd’hui plus qu’hier, leur refus aux transporteurs internationaux, majoritairement de leur obédience, de ne pas hisser à bord de leurs bateaux les cargaisons militaires destinées à la RDC se justifient amplement. Ils confirment par cet acte la thèse de complot développé par certains de nos compatriotes.
Dès lors, les circonstances des troubles à l’est de la RDC prouvent à suffisance que Charles de Gaulle, le Président français avait totalement raison de qualifier de « machin » cette organisation d’hommes d’affaires se prévalant d’organisme chargé d’apporter la paix dans le monde. Non. Elle est là pour satisfaire à 1.000% les attentes de ses sponsors.
Comme vous pouvez le constater, la vocation de paix a disparue depuis dans les missions de l’ONU. Sa crédibilité étant ainsi remise en question, il est temps que les africains, en particulier, et les pays dits, hier, du tiers monde, puissent initier, comme en 1945, la mise en place sur les cendres de l’ONU, à l’instar de la SDN qu’elle a remplacée, un organisme susceptible de prendre véritablement soin des questions de population.
Qui dit mieux ?
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