Crise économique et hausse du dollars américain en RDC : Voici les conseils pertinents du DG du FOGEC Laurent MUNZEMBA pour y faire face

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Le Directeur Général du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat du Congo propose des pistes de solution à l’idée du Gouvernement de faire recours à « une brigade agricole » pour faire face à la crise économique actuelle, notamment, face à la hausse du dollar, tel que proposé par le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Economie nationale sem Vital KAMERHE.

Lors d’une interview accordée à votre média en ligne Liberté Plus, le patron du FOGEC propose comme alternative à cette crise économique l’appui du Gouvernement central aux Petites et Moyens Entreprises (PME) ainsi qu’aux Petites et Moyennes Industries (PMI) avec comme schéma suivant :  » La brigade de production à l’état congolais et la Brigade de production aux privés sous la direction du FOGEC ».

 » Au ministre de l’Economie et des Finances de voir comment aider les entrepreneurs aujourd’hui pour qu’à la fin de cette année, les colis généralement offerts en fin d’année aux travailleurs soient constitués des produits alimentaires avec un certain pourcentage de production locale. Car, c’est assez aberrant que l’État achète le riz Thaïlandais pour donner à nos forces armées ainsi qu’aux fonctionnaires, alors qu’on peut le produire localement. C’est à ce sujet que j’ai rencontré le VPM », a confié le Directeur Général du FOGEC, monsieur Laurent MUNZEMBA à Liberté Plus.

 »L’idée de créer une brigade face à la crise économique n’est pas mauvaise en soi, rappelle le patron de cet établissement public ». Selon lui, l’État doit au contraire disposer d’une brigade de production et laisser aux privés, les PME et PMI la tâche d’arborer une brigade agricole.

 » (…) les entrepreneurs ont toujours l’obligation non seulement du résultat, mais d’efficacité et de rentabilité; une obligation que la brigade agricole n’aura pas à leur imposer. Une telle brigade constituée des agents de l’État ne produira pas du riz ni un grain de maïs, mais sera à l’affût pour critiquer et condamner les agriculteurs! C’est l’argent de l’État qui serait mal utilisé. Remettons cette responsabilité aux privés, donnons ça à nos jeunes. Il en existe de plus en plus aujourd’hui dans le secteur agricole. Organisons-les seulement et accompagnons-les », a-t-il martelé.

Dans son analyse, Laurent MUNZEMBA indique que la mise en place d’une brigade de production sera avantageuse, car, elle aura l’obligation de résultat et surtout l’obligation de suivi du remboursement de crédit.

 » On va préalablement attribuer aux entrepreneurs des marchés en leur fixant un taux de production. Exemple : on a besoin d’un lot de 15 mille tonnes de maïs pour le Katanga où il y a un déficit de cette denrée. Dans les 5 mois, le Gouvernement va racheter tout ce que vous allez produire et, entre-temps, vous allez rembourser ce qu’on vous aurait donné; un marché sûr », a-t-il défendu.

Ce travail de soutenir l’entrepreneuriat agricole ne doit pas être attribué aux banques dès lors qu’elles ne sont pas outillées pour jauger la production. La mauvaise expérience vecue avec la Banque de Crédit Agricole devenue l’ombre d’elle-même justifie notre propos, a indiqué monsieur Laurent Munzemba. Après avoir donné le crédit, elles n’affecterons pas des agents chargés du suivi de l’évolution de l’investissement ; d’où, la nécessité d’une brigade de production qui le fera selon les normes à établir.

 » Les banques sont classiques et méthodiques: nous vous prêtons de l’argent, chaque mois vous nous verser autant. Alors que dans le domaine agricole, il doit s’agir d’un prêt à très court terme susceptible de produire au bout de 3 mois seulement après sa libération, auxquels il faut ajouter la récolte, le séchage et bien entendu la vente qui pourrait intervenir entre le cinquième et sixième mois. Dès lors, solliciter auprès d’un entrepreneur agricole le remboursement d’un crédit avant 5 mois serait l’asphyxier et découragera la volonté de ceux qui vont s’y risquer. D’où, la nécessité de mise en place d’une équipe spécifique de suivi », a-t-il martelé.

Et d’ajouter :  » Logiquement, c’est un financement susceptible d’attendre le remboursement in finé sur une période allant de 4 à 5 mois. Cependant, il est capital de souligner que chaque demande de crédit sera subordonnée à une étude préalable spécifique dans chaque cas, pour chaque produit ainsi que la personne du requérant. C’est là le rôle du FOGEC. Nous mettrons en place un mécanisme de suivi avec les banques, étant donné qu’il nous revient d’assurer la garantie de ces fonds. L’avantage dans cette collaboration est d’avoir obtenu un accord de principe de ces banques d’octroyer aux entrepreneurs les crédits à un taux préférentiel de 5% l’an pour les projets couverts par FOGEC, pendant qu’il tourne autour de 20% dans d’autres cas », a indiqué monsieur Laurent Munzemba.

En conclusion, le DG Laurent MUNZEMBA atteste que la mise en place urgente de ce fonds va énormément contribuer à la création de plusieurs emplois conformément au vœu exprimé par le chef de l’État sem Félix Tshisekedi de créer un bon nombre des millionnaires et de l’emploi pour chaque citoyen en âge de travailler.

LIBERTÉ PLUS

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