Créé par décret présidentiel en 2020 dans le but d’aider les entrepreneurs congolais à accéder aux financements publics, le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo, FOGEC en sigle, demeure à ce jour, le principal établissement mis en place pour l’accompagnement financier aux projets des entrepreneurs congolais.
Conscient de ses lourdes responsabilités dans un secteur stratégique que celui-ci, le Directeur Général du FOGEC, Monsieur Laurent MUNZEMBA se dit déterminé à mener à bon port cette structure étatique.
En dépit du faible accompagnement financier de la part du Gouvernement, plusieurs réalisations sont à mettre à son actif grâce à sa politique managériale.
Il l’a déclaré au cours d’un entretien qu’il a accordé à votre média en ligne, liberteplus.net


» Notre mission principale est d’aider les entrepreneurs par le financement en assurant la garantie des crédits qu’ils peuvent obtenir sans des hypothèques tels qu’exigés par des banques, des subventions, des interventions directes et même par des prises de participation ( Rentrer au capital d’une entreprise en achetant des titres émis par celle-ci).
Dans cette dynamique , souligne le DG Laurent Munzemba, nous n’avons pas encore fait grand chose, mais on est déjà à un début satisfaisant. Car, ce n’est qu’en 2020 que nous avons commencé à exister de façon concrète.
Avec le peu que nous avons déjà obtenu en termes de financement de la part du Gouvernement, nous avons financé les projets des jeunes, particulièrement ceux des femmes. Nous avons réussi à acquérir bureaux, recruter et assurer la prise en charge de notre personnel qui, on doit le signaler, est payé chaque mois. Ici, il faut souligner qu’en tant que tout premier responsable de cet établissement, l’une de nos missions c’était de donner la forme à FOGEC qui, à sa création, est parti de zéro en tout : zéro en bâtiments et zéro en financement.
Ceci démontre que nous sommes très déterminés et que nous tenons vraiment à accompagner le Chef de l’État à réussir sa mission de promouvoir l’entrepreneuriat en RDC et à créer des millionnaires qu’il a promis ».
À la question de savoir quels sont les défis à relever ainsi que les projets d’avenir à court terme que son établissement s’est fixé, Laurent MUNZEMBA révèle que FOGEC est à la recherche des moyens financiers, soit vingt millions de dollars américain ( 20 millions) conformément aux estimations annoncées avant le lancement du FOGEC.
» Nous avons besoin des moyens, explique-t-il, parce que les études faites avant le lancement du FOGEC en 2020 avaient accordé un capital d’au moins 20 millions $ à FOGEC pour commencer nos activités mais, à ce jour, tout ce qu’on a pu avoir de l’État c’est 2 millions. Nous avons également droit à une quotité de la redevance de la sous-traitance qui doit venir de l’Autorité de régulation de la Sous-traitance dans le secteur privé (ARSP). Là encore, nous devons nous battre pour que cette redevance nous parvienne régulièrement et dans le respect des normes, car, il faut le dire, la répartition pose énormément. À ce sujet, nous avons initié des démarches nécessaires pour que cette affaire soit résolue auprès de notre ministre de tutelle.
Dans un autre cas c’est celui des allocations dont nous devions bénéficier du Fonds Minier pour les générations futures ( FOMIN).
Au départ, FOMIN a été constitué pour préparer l’après mine parce que les ressources minières, nous le savons tous, sont épuisables. Le cas de la ville de Mbuji-Mayi est un exemple patent. Cette ville a fait parler d’elle grâce à la MIBA, mais dès que cette entreprise est tombée en faillite, la ville est aussi tombée par terre. Tout ça parce qu’il n’y avait pas une autre économie qui fonctionnait en dehors de la Miba. Cette situation qui doit nous interpeller et servir de leçon pour planifier l’avenir.
Cela étant, la question de la diversification de l’économie devient autant prioritaire pour qu’après les mines, le pays puisse continuer à exister économiquement.
FOMIN avait comme objectif notamment de financer les Petites et Moyennes entreprises (PME) et les Petites et moyennes Industries pour les générations futures.
Laurent MUNZEMBA regrette néanmoins que le nouveau décret qui a été signé le 20 février 2023 par le Premier-Ministre a changé les missions attribuées à FOMIN en lui retirant la mission de financer les PME et PMI pour les générations futures. Automatiquement, le FOGEC a vu ces allocations être annulées par ces changements. Dans ces conditions, comment relever les défis? Néanmoins, il pense que ce changement n’a pas une influence rétroactive et qu’à ce titre, FOMIN devra payer les allocations dues au FOGEC avant ce changement.
(…) Aujourd’hui, notre défi c’est aussi de se battre pour récupérer notre part auprès du FOMIN d’avant fevrier 2023, ensuite, continuer l’autre combat de voir FOMIN reprendre sa mission datant « , a-t-il soutenu.
Pour conclure mon intervention sur Liberté PLUS, je tiens à rappeler à l’opinion publique que lors de sa prise des fonctions, le Chef de l’État avait déclaré dans son discours solennel d’investiture qu’il mettra en place un vaste programme de promotion de l’entrepreneuriat, qui aura comme mission de promouvoir l’entrepreneuriat à travers PRONADEC ( Programme National du Développement d’Entrepreneuriat au Congo).
À son tour, ce programme avait identifié trois « C » pour régler le problème de l’entrepreneuriat au Congo à savoir :
- » CAPACITATION « ( aider les entrepreneurs d’avoir la capacité d’entreprendre),
- l’autre C comme « CONTRAT »( les aides à avoir les marchés) et un troisième « C » comme Crédit ou « CAPITAL » c’est ça le C qui est confié à la FOGEC.
Et dans cette troisième lettre l’alphabet français que FOGEC a été mis en place pour régler le « C » des Crédits qui est indispensable pour les entrepreneurs, fin de citation.
LIBERTÉ PLUS