Gabon : Ali Bongo évincé, les institutions dissoutes, l’armée récupère le pouvoir

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Après près de 60 ans de règne de la famile Bongo au Gabon et quatorze années à la tête du pays, Ali Bongo a été évincé par l’armée qui annonce, à travers la chaine de télévision publique, avoir récupéré le pouvoir et mis fin à ce qu’on peut qualifier de « la dynastie Bongo ».

En outre, l’Armée proclame l’annulation pure et simple des résultats des élections du 26 août ayant donné pour vainqueur Ali Bongo. La dissolution de toutes les institutions du pays a été aussi annoncée.

Les hommes en uniforme justifient leur forfait par la mauvaise gouvernance qui sévit dans le pays et la dégradation de la cohésion sociale tendant à conduire le Gabon vers son déclin.

 » Après avoir constaté une gouvernance irresponsable, imprévisible qui se traduit par une dégradation continue de la cohésion sociale risquant de conduire le pays au chaos (…) nous avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place”, a déclaré le porte-parole des militaires putshistes, s’exprimant au nom du “Comité de Transition et de Restauration des Institutions”.

Et d’ajouter : “ A cet effet, les élections générales du 26 août 2023 ainsi que leurs résultats tronqués sont annulés. Toutes les institutions de la République sont dissoutes dont le gouvernement, le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle. Nous appelons la population au calme et à la sérénité, tant au Gabon que dans la diaspora, et nous réaffirmons notre attachement au respect des engagements du Gabon à l’égard de la communauté internationale”,

Il a en outre précisé que les frontières du pays demeurent fermées “jusqu’à nouvel ordre”.

Parmi ces militaires qui sont à la base de ce Putsh figurent des membres de la Garde Républicaine (GR), la Garde Prétorienne de la présidence reconnaissables par leurs bérets verts, ainsi que des soldats de l’armée régulière et des policiers.

Ce coup d’État intervient quelques heures seulement après la proclamation des résultats du scrutin présidentiel par l’autorité nationale chargée des élections, annonçant la victoire d’Ali Bongo
pour un troisième mandat, avec 64,27 % des suffrages exprimés devant son principal rival, Albert Ondo Ossa, qui n’a recueilli que 30,77 % des voix.

Ces scrutins ont été organisées dans une opacité totale, d’après bon nombre d’observateurs. Car, les autorités Gabonaises avaient annoncé la fermeture des frontières, la coupure de l’internet, la non accréditation des observateurs africains et internationaux.

L’opinion retiendra qu’au sujet du coup d’État militaire survenu au Niger, le président gabonais Ali Bongo avait approuvé ce putsch en disant que  » cela fait parti des coutumes des pays africains et que le Président Nigérien destitué ne peut pas rêver de revenir aux affaires. Le désormais ancien Président du Gabon avait aussi condamné toute intervention militaire de la CEDEAO au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel.

Aujourd’hui que lui-même se retrouve dans une situation similaire que le Président nigérien , va-t-il oui ou non sollicité l’appui des voisins et des organisations internationales pour son cas?

Dossier à suivre…

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