En rapport à la déclaration d’une certaine coalition dénommée «Tous pour la RDC» affirmant que l’Inspection générale des finances (IGF) était informée de la situation de 10 millions de dollars détournés à la Gécamines par son président du Conseil d’administration Guy Robert Lukama et sa clique, l’IGF n’a pas tergiversé pour donner sa version des faits concernant ce détournement rocambolesque.
Selon le Chef de service Jules Alingete Key, «cette bande des maffieux a réussi à se faire payer cette somme pas directement à la Gécamines mais dans une de ses filiale, la SIMCO, pour ne pas la citer, qui, au moment des faits, n’était pas encore sous contrôle d’encadrement de l’IGF».
Prédateurs et ennemis de la République,
l’artifice de Guy Robert Lukama et son groupe a consisté à puiser ces 10 millions «à la source, sur les fonds qui devaient venir à la Gécamines», explique le flic financier en chef, précisant que «l’IGF vient de découvrir cette escroquerie au mois de septembre 2023 lorsqu’elle a décidé de mettre toutes les filiales de la Gécamines sous surveillance».
Pour Alingete, l’IGF se moque de cette bande d’ennemis de la République Démocratique du Congo qui sont déjà bien payés par la Gécamines mais poussent leur boulimie prédatrice jusqu’à priver cette entreprise de tout.
«Ces individus dont certains touchent plus de 100.000 USD le mois à la Gécamines ont suffisamment démontré leur capacité de nuisance. Comment est-ce possible que l’IGF soit au courant et qu’elle les interpelle aujourd’hui?», interroge Alingete.
L’IGF souligne que les avantages des mandataires sont limitativement fixés par Décret du Premier ministre et par l’Assemblée générale des actionnaires. Par conséquent, «tout autre avantage payé non repris sur le Décret est un détournement».
Sur ce dossier où Lukama et son groupe ont été pris la main dans le sac, Alingete se montre encore une fois intraitable et formel. «Toutes les mesures sont déjà prises pour la récupération des fonds détournés notamment la suspension de paiements des émoluments au profit des mandataires auteurs de cette prédation», assure-t-il.
Jusqu’à preuve du contraire, le pays n’était pas du tout géré avant l’arrivée de l’IGF qui fait un travail appréciable pour débusquer tous types de fraude initiée par des gestionnaires véreux. Le cas sous examen pouvait ne pas attirer l’attention de l’IGF surtout que l’opération a été effectuée à la source, donc difficilement détectable.
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