En présence de Mme la directrice générale et son adjointe, des administrateurs et du représentant du ministre de tutelle, le Président du Conseil d’administration de l’ONAPAC, Office national des produits agricoles du Congo, Maître Muke Mukengeshayi a présidé le mercredi, 14 août, la réunion du Conseil d’administration consacrée au début des travaux de la session ordinaire du Conseil.
Dans sa communication, le PCA a évoqué la question liée aux enjeux stratégiques au cœur desquels se trouve l’ONAPAC en tant qu’établissement public. Abordant ce sujet, Maître Muke Mukengeshayi a rappelé les engagements phares pris par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de son premier discours après sa réélection, notamment celui de la diversification de l’économie nationale.
Le PCA de l’ONAPAC a affirmé que pour réussir la matérialisation de cet engagement du Président de la République sur la diversification de l’économie, l’agriculture devient un passage obligé. Et de poursuivre : “sans agriculture, la diversification de l’économie congolaise sera une chimère”.
« Et, parlant de l’agriculture, il convient de souligner que l’ONAPAC constitue un instrument indispensable dans les mains du gouvernement congolais pour matérialiser cet engagement du président de la République», a déclaré Maître Muke.
Le PCA a ensuite jeté des fleurs à la première ministre, Judith Suminwa Tuluka, au ministre de tutelle, le ministre de l’agriculture et sécurité alimentaire et à l’ensemble du gouvernement de la République démocratique du Congo qui, selon lui, annoncent déjà des signaux forts à travers les efforts qu’ils ont déployés et qui suscitent de l’espoir dans le domaine agricole en RDC.
Cependant, pour le PCA Muke, les produits agricoles sous contrôle de l’ONAPAC sont très stratégiques pour l’économie de la RDC, parce que, a-t-il indiqué, ce sont des produits qui peuvent ramener beaucoup de devises au pays après leur exportation.
Maître Muke reste tout de même convaincu que si la loi sur la réglementation de change est respectée, toutes les exportations du café, du cacao, du thé, de l’hévéa, de la vanille et de tous les autres produits sous contrôle de l’ONAPAC vont rapporter beaucoup des devises autant que les minerais en ramènent au pays. Pour y parvenir, le PCA promet de « travailler main dans dans la main avec le ministre de tutelle pour obliger tous les exportateurs des produits agricoles à rapatrier les devises dans le pays afin de soutenir le cadre macroéconomique»
Abordant la question relative à la sécurisation de l’ONAPAC face à des commerçants véreux qui ne jurent que par son flétrissement, Me Muke souligné que les ennemis de la République démocratique du Congo et de son développement ne cessent de multiplier des messes noires contre le pays. Ceux-ci, ayant compris que le développement économique de la RD Congo doit se faire également par l’agriculture, ils se livrent à un jeu malsain dans le seul but de tuer l’ONAPAC, le seul, si pas l’un des rares établissements publics avant-gardistes de la prospérité de la RDC, à travers l’agriculture.
Ce qui justifie décidément l’alerte du PCA Muke Mukengeshayi, qui appelle à l’intervention du Chef de l’État et du gouvernement de la République.
« Nous voudrions lancer une alerte en direction de SEM Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et à tout le gouvernement. Des gens qui veulent piller le pays, faire l’exploitation dans la fraude et dans l’illégalité en considérant l’ONAPAC comme une menace pour eux (…) L’ONAPAC devient leur cible, et ils se battent soit pour obtenir la mort de l’ONAPAC, soit pour tout simplement l’étouffer et réduire toutes ses attributions et prérogatives légales. Au nom du conseil d’administration de l’ONAPAC, nous lançons un cri pathétique pour ne pas laisser ces gens là continuer à piller la République en voulant tuer l’ONAPAC enfin d’avoir un accès libre et sans compromis pour exploiter les produits congolais et qu’ils exploitent sans témoin», a conclu le PCA.
Fidel Songo/LIBERTÉ PLUS














