Mandat ou mission : Réponse de Me Hervé Mulumba aux propos du sénateur Bahati Lukwebo sur la présidence de Félix Tshisekedi

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Le débat autour de la notion de « mission » ou de « mandat » du Président de la République en République Démocratique du Congo continue d’alimenter les discussions dans l’arène politique. Dans une récente sortie médiatique, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a qualifié de « courtisans » tous ceux qui évoquent une « mission » confiée au Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Réagissant à ces propos, l’avocat Hervé Mulumba estime que la polémique soulevée par le sénateur est inutile et relève d’une agitation politique. Selon lui, la notion de mission ne s’oppose nullement à celle de mandat dans l’exercice du pouvoir d’État.

« En réalité, la mission est incluse dans le mandat. Dès lors que vous avez le mandat, la ou les missions se mettent en musique », soutient-il, estimant que cette distinction ne devrait pas être source de controverse.

Dans son analyse, Me Hervé Mulumba invite le sénateur Bahati Lukwebo à abandonner cette posture qu’il juge excessive. Il prévient que cette attitude pourrait lui valoir d’être perçu comme « jaloux ou prétentieux » par l’opinion.

L’avocat rappelle également que, selon lui, le Chef de l’État a notamment pour mission de restaurer la dignité du peuple congolais et de défendre la souveraineté nationale face aux pressions extérieures, citant notamment le président rwandais Paul Kagame parmi les acteurs qui, d’après lui, exercent une influence hostile envers la RDC.

Par ailleurs, Me Mulumba estime que l’avenir politique du pays ne dépendra pas d’un seul acteur. Il souligne qu’à l’horizon 2028, plusieurs forces politiques et sociales analyseront la situation pour proposer des solutions adaptées. « Seul le peuple congolais aura le dernier mot sur le destin du pays », affirme-t-il.

Il rappelle enfin les dispositions constitutionnelles relatives à la continuité du pouvoir. En se référant à une interprétation de l’article 70 par la Cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo, il souligne que « le Président de la République en fonction reste en poste jusqu’à l’élection effective d’un nouveau Président ».

Cette prise de position relance ainsi le débat sur l’interprétation des textes constitutionnels et sur la portée politique du mandat présidentiel en RDC

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