Révision de la Constitution : Me Hervé Mulumba renvoie Modeste Bahati Lukwebo « sur le banc de l’école » et fustige sa « théorie politicienne »

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Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo refait surface sur la toile. Dans une réponse au ton incisif, Me Hervé Mulumba s’en est pris au deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, l’accusant de développer des « théories politiciennes » pour se repositionner sur l’échiquier politique.

« Le vieillissement d’une loi commence lorsqu’elle n’est plus adaptée »

Dans sa déclaration, Me Hervé Mulumba rappelle qu’« une loi commence à vieillir dès lors qu’elle n’est plus adaptée aux réalités de la société d’où elle tire sa légitimité, c’est-à-dire du constituant originaire ».

Selon lui, deux options s’offrent alors : une réforme ciblée de certaines dispositions jugées problématiques ou une refonte plus profonde. Il invite ainsi le sénateur Bahati Lukwebo à relire « scrupuleusement » l’exposé des motifs de la révision constitutionnelle de 2011 (loi n°11/002 du 20 janvier 2011), adoptée sous le régime de Joseph Kabila.

L’avocat révèle que c’est la crème intellectuelle sous l’ancien régime, que Bahati servait bec et ongles, qui avait initié cette réforme, soutenue par « la crème intellectuelle » du pouvoir d’alors, que Bahati Lukwebo a servi avant de changer de posture politique.

Une charge frontale contre Bahati

Dans un ton particulièrement direct, Me Mulumba accuse le sénateur de vouloir « gober le peuple » avec des arguments qu’il qualifie de politiciens.

« À l’époque, vous n’avez pas attendu dix ans pour pulvériser la Constitution. Donc, apprenez à vous taire », lance-t-il, estimant que les positions actuelles de Bahati manquent de cohérence au regard de son passé politique.

Bahati Lukwebo : « Le pays n’a pas un problème de textes, mais d’hommes »

De son côté, Modeste Bahati Lukwebo s’est exprimé mercredi devant la presse pour critiquer l’idée d’une révision constitutionnelle.

Pour lui, la crise congolaise ne trouve pas son origine dans les textes juridiques : « Le pays n’a pas un problème de textes, mais d’hommes », soutient-il, estimant que la Constitution actuelle ne saurait être tenue pour responsable des difficultés du pays.

Il s’interroge également sur l’argument selon lequel la Constitution serait devenue obsolète après 17 ans d’existence, demandant sur quelle base scientifique repose une telle affirmation. Enfin, il dit ne pas comprendre que certains acteurs politiques, pourtant censés protéger la Constitution, tiennent aujourd’hui un discours favorable à sa révision.

Une posture qui contredit celle de l’actuel deuxième vice-président du Sénat, qui, étant aux côtés de Joseph Kabila, avait assisté à la révision de la Constitution en 2011 avec comme motif qu’elle ne répondait pas aux réalités de cette époque.

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