Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux a confirmé l’arrestation de Denise Dusauchoy en Tanzanie, ainsi que son extradition vers la République démocratique du Congo, dans le cadre des mécanismes de collaboration judiciaire internationale.
Dans un communiqué de sa cellule de communication, dont Liberté Plus a obtenu une copie, Guillaume Ngefa a indiqué que des mandats d’arrêt internationaux avaient été émis depuis octobre de l’année dernière à l’encontre de Denise Dusauchoy et de plusieurs autres personnes.
Cette démarche intervient après que le procureur général près la Cour de cassation a transmis aux autorités belges trois commissions rogatoires portant sur des dossiers pénaux ouverts au parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe à l’encontre des personnes concernées.
En l’absence, à ce stade, d’une décision de justice établissant sa culpabilité, le ministre de la Justice rappelle que Denise Dusauchoy bénéficie de la présomption d’innocence, conformément aux principes fondamentaux de la procédure judiciaire.
Elle devra toutefois répondre devant la justice de plusieurs griefs qui lui sont reprochés, notamment le fait d’avoir, selon les accusations rapportées par les autorités, comploté ou s’être associée avec des personnes présentées comme des ennemis de la République en vue de déstabiliser les institutions régulièrement établies.
D’autres faits lui seraient également reprochés, notamment la propagation de faux bruits, l’incitation à la haine et à la rébellion, l’offense aux autorités, la diffamation ainsi que la dénonciation calomnieuse.
À ce stade, seule la justice est habilitée à établir les faits, à apprécier les charges retenues contre l’intéressée et à se prononcer sur sa responsabilité pénale.
LIBERTÉ PLUS